mercredi 6 février 2008

Manif du 20 Novembre à Marseille

Le cortège étudiant été bien gros, mais le chiffre total annocé par la police: 60 000, le chiffre estimé par les manifestants habitués : 100 000!!

Des photo en ligne

Rencontre intersyndicale du 19 Novembre

Compte rendu fait par un mandaté étudiant.
Nous avons rapporté selon nos mandats les positions de la coordination à la réunion.
Les syndicats de personnels ont reaffirmé leur soutient au mouvement étudiant et leur volonté d'amplifier le mouvement au niveau du personnel. Par contre il est a noter que sur la question du blocage, ils ne sont pas forcement sur la meme ligne que nous, cherchant des solutions dites alternatives à travers des journées ou des plages de banalisation voulant aussi renouer le dialogue avec la presidence en faisant le cas echeant des concessions. Nous avons enoncé sur cette question les positions de la coordination qui sont fermes (sans predire de l'ag de demain):
Pas de negociations avec la presidence sur la question de la reouverture. C'est a lui de reouvrir sans conditions.
Les diverses propositions sur la manière de proceder pour le blocage ont été évoquées: Par le biais d'un ultimatum forcant la presidence a fermer les portes et à prendre ses responsabilités. En cas de non respect de cette accord c'est le blocage a l'ancienne. NOUS AVONS AUSSI REAFFIRME QUE CES PROPOSITIONS DEVAIENT ETRE SOUMISE A L'AG QUI SEULE EST SOUVERAINE. Nous avons rejetté les propositions de type banalisation, tendre la main à la presidence.
Les personnels nous ont proposé la tenue de cours de conference autour des reformes liberales. A discuter en ag.
Propositions de la part des personnels faire une banderole accrochée à l'université ayant pour slogan: Reouverture de l'université, Abrogation de la Lru signées etudiants et personnels
Ils appelent a une journée de mobilisation le 27 novembre.
Ils nous tiennent au courant pour le 4 pages et sont d'accord sur le fait de faire des tracts et des initiatives communes.
Il y a un reféree liberté deposé par les profs demandant la reouverture immediate et sans condition de la faculté. Ce qui va a l'encontre de la decision du président Caverni.
Il y a condamnation de la part des profs de l'envoi des Crs sur le campus par Caverni. Cependant sur la question de la gréve des profs c'est tres hypothetique, voir impensable sauf sur des journées de 24H comme l'appel a la manif de mardi.

Communiqué du Président langue de bois

Communiqué du Président (20 novembre 2007)
Après la série de consultations menées la semaine dernière, j'ai réuni une table ronde lundi 19 novembre à 15 heures 30 à la MMSH. L'objectif de cette table ronde, à laquelle se sont rendus tous les représentants qui y étaient invités, était d'étudier la possibilité d'une réouverture rapide du site Schuman. Un dialogue franc, approfondi et utile a eu lieu. Je comprends parfaitement que les acteurs de notre communauté, comme moi et comme l'équipe de direction, souhaitent cette réouverture.

Cependant, si le site a été fermé, c'est pour une raison impérieuse et que désormais tout le monde a bien comprise : la sécurité des personnes et des biens. Une réouverture dans des conditions de sécurité non assurées n'est pas viable au-delà de quelques heures. Cette réouverture est en revanche possible dès lors que les personnels et étudiants peuvent travailler, circuler ou débattre dans le bâtiment sans danger. Elle sera compatible avec l'expression d'un mouvement étudiant qui choisirait d'autres formes que le blocage ou le «filtrage» auxquels une grande majorité de personnels et de nombreux étudiants m'ont fait savoir qu'ils étaient opposés.

Nul ne souhaite plus que moi la réouverture rapide du site Schuman. L'examen très attentif de sa possibilité, dans la sécurité et dans la dignité de tous, reste mon souci permanent.

Jean-Paul CAVERNI

L'A.G. du 19 Novembre

Ordre du jour :

1- Présentation de la LRU

2- Bilan de la situation à la MMSH (Maison Méditérranéenne des Sciences de l'Homme)

3- Bilan de la coordination nationale

4- Débat sur la tenue de la table ronde proposée par M.Caverni (15h30 MMSH)

5- Point sur la manif du 20 novembre

6- Perspectives



Nous étions environ 300 en Assemblée Générale, qui s'est tenue sur le parking de la fac suite à un vote (il était proposé de tenir l'AG dans la fac, ce qui a été rejeté).


1- Présentation de la LRU


2-


  • Après une première AG ce matin à 10h, la MMSH est toujours ouverte et les cours y ont encore lieu, cependant les étudiants y soutiennent notre mouvement et ont demandé la banalisation des cours demain pour pouvoir participer à la manif à Marseille

  • Une AG des personnels de la fac de lettres s'y est également tenue : un appel à la manif du 20 a été lancé. D'autre part les personnels y ont décidé d'envoyer des représentants de leur AG à la table ronde proposée par M.Caverni le jour même à 15h30 : ils souhaitent la réouverture immédiate de la facultée, mais proposent la tenue d'une assemblée générale étudiante le jour même de cette réouverture, pour débattre des moyens d'amplifier la mobilisation. Ils sont néanmoins disposés à discuter avec la direction.


Au cours de ce point, la nouvelle du blocage et de l'occupation du site de Marseille St-Charles est arrivée.


3- La coordination nationale qui s'est tenue à Tours ce week-end a lancé deux appels : l'un pour la manif du 20 novembre, l'autre est un appel aux étudiants et lycéens à se mobiliser jeudi 22 novembre.

Suite à une sur-représentation d'un syndicat étudiant à la coordination nationale, un étudiant a écrit une motion qui a été adoptée en assemblée générale :


« Nous, étudiants d'Aix-en-Provence, réunis en Assemblée Générale le 19 novembre 2007, tenons à dénoncer fermement l'attitude des militants de l'Unef lors de la Coordination Nationale de Tours.
Alors que l'Unef est inexistante localement, elle trouve le moyen de placer ses troupes, en envoyant de fausses délégations, non mandatées par leurs AGs.
Ces pratiques ont des conséquences qui risquent d'être très graves pour la suite: En refusant, en bloquant toutes les perspectives de travail interprofessionnel, elles condamnent le mouvement étudiant à n'être qu'une grogne corporatiste, et ainsi le condamnent à mort.
Nous nous offusquons de ces méthodes : la coordination nationale ne doit pas être le lieu où une organisation tirerait les marrons du feu en orientant la mobilisation, mais le rassemblement de toutes les assemblées générales réunies sur des mandats clairs. Les délégués alors mandatés doivent défendre le mandat de leur AG. Or, les militants de l'Unef ont suivi des directives provenant du Bureau National.
Nous condamnons ces agissements et appelons à la plus extrême vigilance les étudiants mobilisés »


4- Le président a appelé les représentants des étudiants, personnels enseignants & BIATOSS et les directeurs d'UFR à une table ronde sur le thème "conditions d'une réouverture rapide du site Schuman"

Le VPE (Vice Président Etudiant) a déclaré que les syndicats n'avaient pas à négocier au nom du mouvement étudiant lors de cette réunion. L'AG a donc décidé de nommer des mandatés pour y assister. Cinq personnes ont finalement été désignées, avec un mandat impératif : exiger la réouverture sans conditions et sans aucune négociation du site Schuman, et que le président de l'université se positionne publiquement contre la LRU


5- La manifestation du 20 novembre (les étudiants se regrouperont avec les lycéens dans un « cortège jeune »)


6- Plusieurs propositions ont été faites : ont été votées :


- partir massivement à St-Charles pour aider les militants à maintenir le blocage de leur site

- bloquer les CA qui auraient lieu jusqu'à la réouverture de la fac

- organisation d'une réunion à Aix après la manif du 20 pour partir ensuite sur une action forte, non définie en AG mais organisée par la commission action

- une prochaine AG jeudi à 12h30


Avait été proposé le réinvestissement de la fac après l'AG mais cela a été refusé


L'AG a été passablement perturbée par diverses insultes, cris, disputes, nous précisons que quel que soit leur origine, nous les condamnons totalement

15 Novembre, re- A.G. sur le parking

Jeudi 15 Novembre

Nouvelle AG à 12h30, (à nouveau dans le parking), au cours de laquelle nous nous rendons compte que le péage gratuit prévu ce jour là ne pourra pas se faire : ayant précisé le jour de l’action à l’AG précédente, nous apprenons que nous sommes attendus par les flics dans les péages des environs…

Un point fonctionnement de l’AG avait été rajouté à l’ordre du jour visant à améliorer son fonctionnement (voter toutes les propositions, cesser d’interpeller la tribune etc.) Une proposition a alors été faite de réinvestir la fac immédiatement pour y tenir l’AG.

Suite au vote (positif), les 350 personnes présentes déménageaient donc dans le grand hall de la fac de lettres, et heureusement ! Car un quart d’heure plus tard les étudiants réalisaient… qu’il s’était mis à neiger !

Cependant le service d'ordre mis en place pendant l'AG nous a informés de la présence des forces de l'ordre aux entrées de la fac. La tribune a donc rajouté un point sur les actions à mener compte-tenu de la situation. Il a donc finalement été décidé de partir tous ensemble à la fin de l'AG
La tribune a cependant tenu à faire acter autant de propositions que possible, dont celles n'ayant pas été proposées aux votes lors de la dernière AG, en conformité avec les décisions prises dans le point :

- condamnation des interventions policières

- informer les gens de manière différente, via le théâtre, dans les lieux publics

- à la réouverture de la fac mettre en place des tables d'information avec le texte de loi en plus des analyses



Puis les actions à venir dans les jours suivants :

- organisation d'un blocage d'autoroute ou d'un rond-point stratégique le vendredi 16
- comité de lutte lundi à 11h pour organiser l'AG
- et donc AG le lundi à 12h30, RDV à la fac de lettres
- proposition pour le 19 de bloquer un haut lieu en accord avec les salariés
- participation à la manifestation avec les défenseurs du service public mardi 20 novembre, RDV 10h sur la Canebière à Marseille
- décision de partir immédiatement à la fin de l'AG pour aller sur le site de la MMSH informer, discuter etc.

Par manque de temps, des propositions demandant un débat construit ont été reportées à la prochaine AG :

- nommer des porte-parole du mouvement d'Aix-en-Provence

- action de bloquer des installations pétrolifères, en accord avec les salariés

- bloquer les CA qui auraient lieu jusqu'à la réouverture de la fac

A la fin de l’AG, les étudiants sont sortis du grand hall dans le calme et se sont rendus sur le site de la MMSH pour continuer à informer, discuter et s’organiser.

Manif avec les personnels de l'université

Mercredi 14 Novembre : à 7h, retrouvailles à la rotonde pour aller tracter dans les lycées d'Aix.
A 12h, a lieu une réunion du comité de mobilisation pour organiser la suite de la journée et à 13h, c’est le rendez-vous devant la fac de lettres pour partir en manif avec les personnels de l'université (acté pendant l'intersyndicale des personnels et l'A.G. des étudiants). Réunissant environ 300 personnes, la manifestation fait le tour du périphérique, passe devant le lycée Vauvenargues pour finir devant la mairie

Mardi 13 Novembre, A.G. sur le parking

L’AG se tient comme prévu, mais… dans le parking étudiant, seul lieu de la fac encore plus ou moins accessible (des menaces d’expulsion du parking par les flics nous sont lancées) : entre 500 et 600 personnes affrontent courageusement le froid ; France 3 et France inter étaient présent. L'action d'occuper la gare, proposée par la coordination nationale de Rennes, n'est pas actée, certains nous annonçant que les cheminots n'étant pas favorables à ce type d'action. Un compte-rendu de la coordination nationale de Rennes est fait par les mandatés du week-end.

Les revendications de la plate-forme de Rennes sont ajoutées aux nôtres ; une prochaine AG prévue pour le jeudi 15, ainsi qu’une action péage gratuit pour le 15 sont décidées. La proposition de réinvestir la fac le jour même et le lendemain sont annulés, suite à un vote massivement NPPV (ne prend pas part au vote), mais le principe est accepté par l’AG. Finalement, celle-ci se finit par une manifestation qui passe devant la fac de droit, le rectorat, le lycée Vauvenargues, le lycée Cézanne. La dispersion s’effectue devant la mairie et les étudiants se donnent rendez-vous pour le lendemain afin de préparer la journée.

Blocage du président

Privés de notre lieu de réunion et d’organisation, nous continuons de construire le mouvement.


En parallèle à la coordination nationale à Rennes, les militants d'aix vont passer le samedi à diffuser des tracts sur le marché en centre ville.

Le Lundi matin, les étudiants se retrouvent vers 7h devant les grilles fermés de l'université de lettres d'Aix, tracts à la main, ils informent les étudiants sur la situation.


Ce lundi-ci, les personnels de Schuman se réunissent en intersyndicale.

dimanche 2 décembre 2007

Vendredi 9 : Explusion par les forces de l'ordre

Vendredi 9 Novembre :


AG à 12h30 : la grève, l’occupation et le blocage sont revotés (465 votes pour et 250 votes contre le blocage) ainsi que les revendications :

- L’abrogation de la LRU

- L’arrêt du processus de fusion entre les trois universités d’Aix/Marseille.

- Le réengagement financier de l’état dans les universités

- L’augmentation du nombre de postes au CAPES

La prochaine AG est prévue pour le mardi 13 et la deuxième coordination nationale du mouvement se tiendra à Rennes les 10 et 11 novembre : nous décidons d’y envoyer une délégation.

Par ailleurs l’AG appelle à participer aux journées d’actions du 14 et 20 novembre avec les cheminots et les salariés du public pour porter nos revendications dans la rue et réaffirmer notre volonté de défendre le service public.

La journée semble bien partie mais dans l’après-midi, la présidence de l’université, qui négocie à chaque conseil d’administration les formalités d’application de la loi LRU, nous menace d’intervention policière pour nous déloger de nos propres locaux, en prétextant des raisons de sécurité qui n’ont jamais été réunies à la faculté de lettres d’Aix-en-Provence depuis sa construction. Elle tente de décrédibiliser la lutte des étudiants.

Malgré tout, les étudiants décident de suivre les décisions de l’AG et, le soir venu, occupent la fac. C’est finalement plus tard dans la soirée qu’une quinzaine de fourgons de CRS vont faire sortir de force les 80 étudiants de la faculté !

Tout le monde s’indigne : en effet c’est la première fois dans l’histoire de la fac que les forces de l’ordre interviennent sur ce campus ! Même pendant les grèves de 68 ou de 95 elles n’étaient pas intervenues !

A partir de ce moment, le président de l’université (qui a décidé cette intervention unilatéralement) décide la fermeture administrative du bâtiment Schuman de l’Université de Provence…

Le blocage des étudiants...

Ainsi, suite à la décision de l'AG du 7 novembre, les étudiants militants passent leur première nuit à la fac : on discute (beaucoup), on débat (beaucoup), on coordonne (beaucoup). On prépare la journée du lendemain en consolidant les barrages, en faisant des banderoles. Au milieu des chants et des discussions on organise un service d'ordre pour éviter les intrusions intempestives… Heureusement les amphis sont chauffés et les militants passent une nuit tranquille !

Jeudi 8 :

le blocage est en place, mais conformément au vote de l’AG, c’est un blocage « souple » : peuvent encore passer les personnels (chercheurs, administratifs) et les étudiants en CAPES et AGREG.

Les militants s’organisent pour régler un maximum de problèmes et conflits et préparent les actions et les débats à venir. On apprend simultanément que Paris X, Pau, la fac de science de Caen et celle de Montpellier II ont voté elles aussi le blocage.

L’après-midi une manifestation est organisée à Aix en réponse à l’appel à une journée d’action nationale émit par la coordination nationale réunie à Toulouse le 27 et 28 Octobre 2007. Elle regroupa entre 700 et 800 personnes.

vendredi 16 novembre 2007

La journée du 7 novembre en image!

Le soir, les barricades sont prétes. Les étudiants se réapproprient l'espace. Dans un coin une cuisine s'improvise. Derrière les barricades se décident la suite de la mobilisation. L'univesité deviens ce qu'elle devrait toujours être: un lieu de débat, de partage d'information. Pour la première fois de l'années les étudiants ne sont plus des ombres dans les couloirs mais des être qui désirent partager et échanger. Avec l'occupation né un réel sentiment de communauté.

Après l'Assemblée générale les étudiants s'organisent pour construire les barrages de tables et de chaises qui empechent les cours de se tenir.




Le barrage filtrant oblige les étudiants à passer par une seule entrée. Il est plus facile de tous les informer de l'organisation d'une Assemblée générale pour 12h30.

Barrage filtrant et A.G. du 7 Novembre

Le blocage des portes se fait avec des tables et des chaises

Compte-rendu de l'AG du mercredi 7 novembre 2007 (la cinquième) :
Plus de 1325 personnes à son apogée

Ordre du jour
- information sur la LRU
- débat sur la LRU
- débat sur les perspectives d'action
A été voté :
* la mise en place d'un point d'information fixe sur la loi LRU
* une manifestation le 8 novembre à Aix en Provence (départ parvis de la fac de lettres à 14h)
* le grève, l'occupation, le blocage du site Shuman
! Le blocage ne concerne pas les chercheurs, les personnels administratifs et les étudiants en préparation du CAPES et agreg
* les revendications : abrogation de la LRU, le réinvestissement de l'Etat dans le service public d'enseignement supérieur, le soutien aux travailleurs du service public mobilisés
* une AG vendredi 9 novembre à 12h30 dans le grand hall de la fac de lettres

L'assemblée générale qui a voté le blocage était massive.
Communiqué de presse

Aujourd'hui, lundi 5 novembre,
Malgré l'annonce de réouverture de la faculté de lettres, faite le mardi 30 octobre, le site Schuman de l'université Aix/Marseille 1 est resté fermé sur ordre du président.
Par manque d'informations, les étudiants et enseignants se sont présentés nombreux aux grilles fermées du site. Le prétexte d'atteinte à la sécurité allégué initialement pour cette fermeture, nous apparait comme une manoeuvre de la présidence pour monter les uns contre les autres, les acteurs de la faculté.

Sur convocation du président, une réunion enseignants, chercheurs, personnels s'est tenu au site Marseille Saint-Charles dans le but de dresser les salariés de l'université contre les étudiants. Une Assemblée générale des étudiants d'une centaine de personnes s'est déroulé sur le site Saint-Charles peu après cette "réunion de crise". Il a été adopté :
- Abrogation de la LRU
- Réengagement financier massif de l'état dans l'université

Les étudiants de la faculté de lettres d'Aix-en-Provence, mobilisés contre la LRU, organisent une assemblée générale demain, mardi 6 novembre à 12h30 pour débattre et organiser la suite du mouvement. L'assemblée générale se tiendra quelque soit la décision effective de réouverture ou non du site, prise demain matin. Nous invitons la presse à cette assemblée générale.

La commission presse mandatée par l'Assemblée générale des étudiants de la faculté de lettres d'Aix-en-Provence.

Le blocage : une aubaine pour les études!

LE BLOCAGE ? UNE AUBAINE POUR LES ETUDES !
Un point de vue universitaire sur le blocage des universités.
Quand des étudiants décident de bloquer leur université, on entend souvent dire que « les blocages empêchent les étudiants d'étudier », avec toutes les conséquences catastrophiques que cela peut avoir sur la suite des études. Assertion pour le moins étonnante pour quiconque sait ce que signifie étudier à l'université.
Le fait est que, quand il y a blocage, il n'y a plus cours. Des étudiants ont alors peur de prendre « du retard ». Mais du retard par rapport à qui ? Pas à leurs collègues de l'université, puisqu'elle est alors bloquée pour tout le monde(*). On pourrait objecter que cela induit un décalage par rapport aux étudiants d'autres universités où les cours continuent. Mais qui, en période « normale », se soucie de savoir quel programme est effectivement effectué dans une autre université ? Concernant le sacro-saint 'programme', certains ont peur que les semaines sans cours les mettent en retard sur le programme. Mais quel programme ? S'il s'agit du programme officiel, le décalage avec le programme fait en cours est une constante, et ce ne sont pas quelques semaines qui y changeront quoi que ce soit. D'ailleurs le programme - supposé ou effectivement fait - n'apparaît nulle part sur un diplôme. De plus les examens universitaires sont faits et corrigés par les enseignants qui font le cours (contrairement aux concours de la fonction publique ou au baccalauréat par exemple), et le seul programme sur lequel on peut tester l'étudiant, c'est ce qui a été effectivement fait en cours. Ainsi le blocage n'a rien de dramatique pour la poursuite des études. On peut aller plus loin et se rendre compte que, pour qui a compris le sens des études universitaires, les blocages sont une aubaine. En effet un étudiant standard a toujours un temps de retard par rapport au cours. Un temps sans cours est un temps -toujours trop rare dans une année « normale »- où l'étudiant peut rattraper son retard et mettre à jour les connaissances qu'il est censé avoir acquises (et peut-être pour une fois les connaissances réelles de l'étudiant seront au niveau du fameux programme officiel...). On dira qu'on en aura moins vu. D'une part ceci n'est pas vraiment important, il vaut mieux en savoir peu et bien que beaucoup et très mal - ce qui est d'ailleurs le principal problème des étudiants, car dans cette optique on se retrouve vite bloqué dans ses études, et certainement plus que par trois chaises empilées. D'autre part rien n'empêche d'aller au-delà de ce qui a été vu - y a-t-il beaucoup de programmes de cours jusqu'au niveau master qui ne soient pas standards et qu'on ne trouve pas partout, si on se donne la peine d'effectuer un minimum de recherches - ce qui devrait être un réflexe de base quand on rentre à l'université ? Existe-t-il des cours sans bibliographie ? Au-delà du niveau master, il n'y a nullement besoin de se rendre à l'université pour travailler... Cela ne signifie nullement que les cours soient inutiles ! Mais dire que l'absence de cours empêche de travailler est une escroquerie ! Le problème qu'auront certains est qu'il est souvent difficile de comprendre seul. Mais le temps libre généré par le blocage (**) peut justement permettre de rencontrer d'autres étudiants et de confronter ses connaissances, ce qui est la façon la plus riche d'apprendre. Car le but de l'université est de former des chercheurs, et on attend donc de l'étudiant une autonomie dans l'apprentissage. Les blocages entraînent un arrêt du fonctionnement de l'université, mais pour en conclure qu'ils entraînent un arrêt du travail des étudiants, il ne faut avoir rien compris aux études universitaires. Les étudiants qui se retrouvent paralysés par l'absence de cours et qui ont besoin qu'un `prof' leur dise systématiquement quoi faire n'ont peut-être pas choisi la bonne voie. On devrait leur conseiller de s'orienter vers des voies où on `réussit' quand on fait exactement ce qu'on nous demande d'une façon appliquée.
(*) A contrario, au cours de l'année « normale », il y a une inégalité flagrante entre ceux qui peuvent assister aux cours et ceux qui ne le peuvent pas toujours - les étudiants obligés de travailler à coté de leurs études par exemple. Remarquons que cette inégalité est justement souvent dénoncée par les bloqueurs. D'ailleurs l'arrêt du fonctionnement de l'université permet à l'étudiant d'avoir aussi du temps pour s'intéresser à l'actualité sociale, en particulier celle de l'université, puisque celle-ci semble tenir tellement à coeur des anti-bloqueurs.
(**) On entend souvent que les bloqueurs bloquent car ça serait des fainéants qui trouvent un prétexte pour ne plus aller en cours. Or un blocage nécessite de passer la journée entière à l'université, plusieurs jours de suite, dès 7h30 le matin voire moins. Beaucoup d'étudiants peuvent-ils se vanter d'une telle présence à l'université ?
Un enseignant-chercheur à l'université

Communiqué de l'intersyndicale

Université d'aix-marseille, centre d'aix communique de l'intersyndicale CGT-SNESUP-UNSA

Les organisations syndicales s’insurgent contre l’attitude de la présidence de l’Université de Provence.

Rappelons les faits : mardi 30 octobre, à la suite d’incidents survenus lors d’une action d’information des étudiants, la direction prend unilatéralement la décision de fermer le site Schuman jusqu’à nouvel ordre. Répondant à la convocation du Président, les responsables des organisations syndicales se déclarent unanimement opposés à la fermeture du site, qu’ils qualifient d’erreur. Malgré cela, le Président maintient sa décision.

Il est par ailleurs convenu d’une seconde réunion avec les responsables syndicaux lundi 05 novembre au centre Schuman, à 7h30, afin de débattre de la réouverture immédiate du site, ainsi que d’une assemblée générale des personnels, convoquée ultérieurement par la présidence.

Or, bien qu’aucun événement nouveau n’ait depuis mardi instauré une quelconque urgence, la direction de l’Université décide de modifier ces dispositions, sans en avertir officiellement les organisations syndicales. C’est par des fuites (un courriel d’un directeur d’UFR aux enseignants de cette UFR) que nous apprenons qu’une AG est convoquée par la présidence sur le site de Saint-Charles, lundi 5 novembre – le site Schuman demeurant donc fermé ce jour-là. Et ce n’est que vendredi à 14H30, que la présidence informe finalement les organisations syndicales, par un appel téléphonique à leurs secrétaires, que la réunion direction-syndicats aura lieu à Saint-Charles à 9h et l’assemblée générale à 10h30. La direction annonce son intention de convoquer officiellement l’AG dans la soirée de vendredi par le biais du site internet de l’Université (à l’heure où nous rédigeons ce communiqué, l’information n’est toujours pas passée). Elle demande par ailleurs aux syndicats de relayer l’information.

Nous nous élevons avec force contre ces mesures qui s’apparentent à une vulgaire manipulation, de même que contre le lock out du centre Schuman, que les incidents de mardi matin ne justifiaient aucunement.

Il s’agit d’une véritable provocation, consistant à faire croire, en arguant de quelques débordements individuels, que les étudiants sont des fauteurs de troubles qui menacent l’ordre et la sérénité de l’Université. L’avenir de notre université, comme celui de toutes les universités de France, ne pourra se décider sans la participation des étudiants, les premiers concernés, qui ont par ailleurs montré dans le passé leur sens des responsabilités.

Nous rappelons enfin qu’il n’y a pas d’autre situation de crise à l’Université de Provence que la crise de l’université en général, crise qu’aggrave la loi dite « LRU », et qu’il faut s’attendre vraisemblablement à un mouvement des personnels et des étudiants contre cette loi, comme c’est déjà le cas dans d’autres établissements.

Nous sommes favorables à toute initiative destinée à rendre le débat plus démocratique. Si le président de l’Université souhaite convoquer une AG, nous l’invitons à le faire de manière publique, dans la transparence et sans chercher à en écarter qui que ce soit par des manœuvres visant à restreindre l’information. Nous l’invitons par ailleurs à mettre à l’ordre du jour de cette AG la question qui constitue le véritable enjeu de la période actuelle pour l’université : la loi « LRU » et la fusion des trois universités – l’ordre du jour n’étant toujours pas annoncé, on voit mal comment la question de l’organisation et de la légitimité des mobilisations pourrait en en être un.

L’attitude de la direction, provocatrice, révèle aussi une grave défiance vis-à-vis des étudiants, voire des organisations représentatives des personnels et des étudiants, et le choix de solutions manœuvrières plutôt que l’instauration d’un débat respectueux et responsable. Nous tenons d'ores et déjà la direction pour responsable des conséquences que ces solutions pourraient avoir. Ces mesures, qui confirment une interprétation abusive des incidents de mardi, portent tort aux étudiants en les privant d’enseignement et en bafouant leurs droits. Nous redemandons l’ouverture sans attendre du site Schuman, nous nous élevons contre le rôle que la direction veut nous faire assumer et nous réaffirmons notre droit d’appeler à des AG de manière publique et démocratique.

Aix, samedi 3 novembre, 9H30

L’intersyndicale du Centre d’Aix : SNESUP-FSU, UNSA Éducation, FERC-SUP CGT

mardi 6 novembre 2007

Mardi 6 Novemebre, Aix U1, A.G. à 900 étudiants


Les étudiants de l'université d'aix en provence se sont réunis à 900 dans le grand hall afin de participer à une assemblée générale (la quatrième depuis la rentrée 2007).
Les étudiants ont principalement voté un barrage filtrant pour le matin du mercredi 7 Novembre afin d'avoir une assemblée générale massive pour 12h30.

Réunion à Saint Charles Lundi 4 Novembre

Il s'agit de la tribune de la réunion organisé par le président le lundi 4 Novembre à l'université de science U1 Saint-Charles à Marseille.
Le président est celui au centre avec la veste grise.

Plus d'info ICI

mardi 30 octobre 2007

Communiqué de presse


Depuis plusieurs semaines, des étudiants et des personnels de l'université se mobilisent pour obtenir l'abrogation de la Loi Pécresse relative aux « libertés et responsabilités des universités ». Cette loi organise le démantèlement du service publique de l'enseignement supérieur et prépare sa privatisation.

Aujourd'hui mardi 30 octobre 2007 alors qu'un dispositif filtrant avait été mis en place afin d'informer l 'ensemble des usagers de l'université de la tenue d'une assemblée générale, certains membres de la présidence ont agressé les étudiants qui diffusaient des tracts. Alors que les choses se déroulaient sereinement, cette attitude de la présidence apparaît comme une provocation inacceptable. Suite a cette altercation, la présidence a décidé de manière unilatérale la fermeture administrative du site Schuman de l'Université de Provence jusqu'au lundi 5 novembre.

Malgré cette manoeuvre qui visait a empêcher les étudiants de se réunir en assemblée générale (AG), celle-ci a pû se tenir, rassemblant près d'un millier d'étudiants. Les étudiants ont réaffirmé a une immense majorité, leur volonté de voir cette loi abrogée. Cette assemblée générale a appelé a un réinvestissement massif de l'état dans l'enseignement supérieur et soutient la lutte des travailleurs pour la défense du service publique. En ce sens, l'AG appelle à se joindre à la grève et aux manifestations prévues pour le 20 novembre. Une manifestation réunissant entre 250 et 300 étudiants s'est ensuite déroulée dans les rues d'Aix-en-Provence.

Nous appelons les étudiants et l'ensemble des personnels de l'université à poursuivre et amplifier la mobilisation jusqu'à l'abrogation de la Loi Pécresse et à se réunir en assemblée générale le mardi 6 novembre 2007 a 12h30 dans le grand hall de la fac de lettres d'Aix en Provence.


Le comité de mobilisation d'Aix en Provence.

Photo prise le mardi 30 Octobre, vers 9h30, lors de l'altercation entre les membres du C.A. et les étudiants diffusant les tracts.


Photo prise pendant la même journée, vers 11h, au cours de l'Assemblée Générale des étudiants sur le parvis de la fac de lettres. Le VP lit le communiqué du président affirmant que l'évacusion de l'université c'est faite pour des raisons de "sécuritée".